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...En politique


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Benoît Cerexhe : un bilan positif

Benoit Cerexhe a des idées que je partage, que je soutiendrai et que je suis heureuse de partager avec vous…

Voici son discours du 22 avril 2009, à l’occasion du Congrès de lancement de campagne du CDH de Bruxelles

Un bilan positif et des projets pour Bruxelles

Chers amis,

Avant de commencer, je vous propose un petit voyage dans le temps. Ce n’était il n’y a pas si longtemps que cela. Cinq ans. A la veille des élections régionales de 2004. La législature qui s’écoulait alors fut marquée par la valse desMinistres-Présidents: 4 Ministres-Présidents en 5 ans, pour une majorité dans laquelle l’objectif des deux formations politiquesétait d’empêcher l’autre de faire avancer ses dossiers.

Face à cette instabilité gouvernementale chronique, nous pouvons cinq ans plus tard dresser le constat suivant : le gouvernement bruxellois fut le plus stable de tous lesgouvernements de ce pays. Pas de changement de ministre-président. Pas de changements de ministres : les ministres en charge dugouvernement bruxellois n’ont jamais considéréqu’une présence dans un exécutif régional ou communautairen’était qu’un marche-pied vers d’autres fonctions jugées plus honorifiques. Les ministres du gouvernement bruxellois n’ont jamais considéréqu’une présence dans l’exécutif régional ne valait guère mieuxqu’une deuxième ou une troisième division.

Nous nous sommes engagés POUR Bruxelles. Le CDH s’est engagé POUR Bruxelles. Je me suis engagé POUR Bruxelles. POUR les Bruxelloises. POUR les Bruxellois. Quand je me retourne et que je vois ce qui a été fait, je peux dire que cette législature fut le témoin de réformes jamais engagées auparavant. Et que nous avons modifié le visage de la ville et de la Région. Le bilan est positif. Le bilan humaniste est positif. Et ce quoi qu’en disent les donneurs de leçon de l’opposition –parmi lesquels quelqu’un qui fut ministre durant 15 ans- , lesquels prennent un chiffre, celui du taux de chômage, pour conclure prétendument à l’inefficacité des politiques menées.

Dois-je tout d’abord rappeler à ces donneurs de leçon que le tauxde chômage, sous cette législature, malgré la plus grave des crises depuis 80 ans, a baissé de 3 pc, passant de 22 à 19,3 pc ? Dois-je leur rappeler, à ces donneurs de leçons, que sous lalégislature précédente, avec un gouvernement présidé par le MR, le nombre de demandeurs d’emploi à Bruxelles a progressé de 44pc, passant de 66.4700 à 98.000 ? Dois-je encore leur rappeler, à ces mêmes donneurs de leçon, quele taux de chômage des jeunes, certes toujours trop important, adiminué sous cette législature de 12,83 %, alors qu’il avait AUGMENTE de 18 pc sous la législature précédente ?Sous la législature précédente toujours, le nombre de chômeurscomplets indemnisés bruxellois est passé de 54.600 à 68.484, -25,5 % en plus . Sous cette législature, en dépit des allégations libérales, le nombre de chômeurs indemnisés a baissé de 3.000 unités .

Chers amis,

Nous pouvons être fiers du bilan de l’action CDH augouvernement bruxellois. Nous pouvons être fiers parce que sous cette législature, le visage économique et social de Bruxelles a changé. Jamais depuis dix ans, les Bruxellois ont autant profité du développement de Bruxelles : en 2009, 35.000 Bruxellois de plus– par rapport à 2004 – sont à l’Emploi. Par ailleurs, sous cette législature, plus de 40.000 emplois nets ontété créés, alors que 8.000 postes d’emploi ont été perdus sous la législature précédente.
Il faut dire que sous la législature précédente la fiscalité surl’entreprise avait augmenté de 28 pc, alors qu’elle a diminué deprès de 20 millions d’euros sous celle-ci. Je m’arrêterai ici, car j’estime que ces quelques chiffres valent mieux que de longs discours.

Chers amis,

Le nombre de demandeurs d’emploi reste trop élevé, nous le savons tous. Et la crise qui frappe le monde entier n’épargne et n’épargnera évidemment pas Bruxelles. Ceux qui nous prétendent le contraire sont des menteurs et des vendeurs de vessies.
Mais il y a aujourd’hui deux choses que je puis vous dire :un, c’est que l’ampleur de cette crise est aujourd’hui moins importante à Bruxelles qu’en Flandre et en Wallonie; deux, lorsque nous sortirons de crise, Bruxelles sera magnifiquement placée pour profiter pleinement des fruits de la relance. Je puis vous le garantir, parce que les fondamentaux de notre économie bruxelloise sont bons. Parce que les réformes entreprises sous cette législature ont permis d’ancrer Bruxelles, notre ville, notre Région, dans un développement économique durable. En cinq ans, la perception économique de Bruxelles a changé. Les entreprises se bousculent aujourd’hui pour s’installer à Bruxelles.
De ville administrative, Bruxelles est devenue une ville d’entreprises. Une des deux Régions d’Europe les plus dynamiques en termes de création et d’attraction d’entreprises.

Chers amis,

Je sais que ce dynamisme entrepreneurial ne serait rien si les Bruxellois ne profitaient pas de cette création de richesses. Or,c’est la, je crois, la seconde tendance profonde de ces 5 années :les Bruxellois profitent bien davantage aujourd’hui qu’avant du développement économique de leur ville, comme l’en attestent toutes les études.

Chers amis,

Le bilan est une chose. Les projets et les perspectives en sont une autre.. Aujourd’hui, Bruxelles est confrontée à un défi gigantesque.Unique en Europe. Coincée dans le territoire que l’on connaît, Bruxelles connaîtra dans les dix années qui viennent un boom démographie sans pareil. En 2020, Bruxelles comptera 170.000 habitants de plus qu’aujourd’hui.Ce défi, il nous faut nous y préparer. Cette explosion démographique aura des conséquences extrêmement importantes dans nombre de secteurs.

J’en relèverai pour ma part, quatre principaux :

•  L’emploi.

L’Emploi d’abord. Car l’Emploi est un combat dechaque instant. L’accès à l’emploi, pour chaque homme, pourchaque femme, constitue le premier pilier de l’accès à unedignité personnelle reconnue. Il n’y a pas plus dégradant que le sentiment d’inutilité. L’accèsà l’emploi, permettre à tout un chacun de travailler, d’apporterson propre apport dans notre société, voilà notre combat premier. C’est un combat qui demande de gros efforts. En 2020, le nombre de Bruxellois en âge de travailler auraaugmenté de 90.000 unités. Cela signifie que tous les jours durant les dix prochaines années, 25 nouveaux demandeursd’emploi se trouveront sur le marché du travail.
Pour cela, il nous faudra permettre que se créent ces emplois.En continuant à développer une politique de développementéconomique volontariste que nous menons depuis 5 ans. Pour cela, il nous faudra aussi permettre aux Bruxellois demieux accéder à ces emplois, en mettant le paquet sur laformation, l’enseignement et l’accompagnement desdemandeurs d’emploi.

Je veux :

• 1. Que tout demandeur d’emploi puisse accéder à uneformation de son choix dans les 3 mois !

• 2. Le chômage est, certes, un droit. Mais le chômage impose aussi des devoirs. Je veux rendre l’accompagnement des demandeurs d’emploi obligatoire, car il m’est insupportable de voir deschômeurs refuser la main tendue des pouvoirs publics.

• L’enseignement et la place des enfants dans Bruxelles.

En2020, le nombre d’enfants à scolariser en Région bruxelloiseaura augmenté de quelque 50.000 unités. Au-delà de lamanière d’enseigner, des programmes scolaires, cette donnéenous rappelle qu’il nous faut construire de nouvelles écoles, sinous ne voulons pas qu’à terme, à Bruxelles, la pénurie nedébouche sur une inflation du nombre d’enfants par classe… Or, nous ne pourrons pas relever le défi de la qualité de laformation de notre jeunesse si nous nous résignons à accepter des classes surpeuplées. Je veux :

• 1. Des nouvelles écoles, dans toutes les communes dela Région. Et des écoles de qualité, répartieséquitablement sur tout le territoire régional bruxellois.
Plutôt que de gérer la pénurie d’écoles de qualité,profitons de ce formidable défi pour enfin créer lesconditions de l’abondance.

• 2 . Je veux aussi deux écoles bilingues par commune.La connaissance des langues est devenue une absoluenécessité à Bruxelles. Donnons à notre jeunesse lachance d’apprendre efficacement les langues dèsl’école.

• 3. Enfin, je veux aussi que l’on abaisse l’âge d’obligation scolaire à 5 ans, pour permettre de familiariser plus tôt, avant les primaires, les enfants allochtones et d’origine étrangère à la langue françaiseet à la vie hors cellule familiale. Je suis convaincu, chers amis, qu’une interculturalité réussie passe préalablement par une intégration
réussie. Et non l’inverse !

• Troisième enjeu naturellement, le Logement.

Il va falloir loger plus de 35.000 cellules familiales supplémentaires àBruxelles d’ici 2020… Là où aujourd’hui l’on peine à créer5000 logements publics sous toute une législature, c’estchaque année pendant dix ans qu’il nous faudra identifier3.500 hébergements nouveaux, publics et surtout privés. Rassurez-vous, ce n’est pas infaisable. D’abord, on construitdéjà chaque année 2500 nouveaux logements par an. Ensuite, parce qu’il existe sur le territoire régional bruxelloisun nombre important de biens inhabités, dont la moitiépourraient, avec peu d’efforts, être remis sur le marché locatifou acquisitif.
Plus radical : il existe aujourd’hui sur le marché immobilierprès de 2 millions de m² de bureaux vides. Entre 40 et 50 % de ce parc immobilier est constitué debureaux vétustes qui trouvent et trouveront de plus en plusdifficilement des locataires.

Je conclurai avec le quatrième enjeu, la Mobilité.

170.000personnes supplémentaires, c’est au minimum 30.000 voituresde plus dans la ville. Ceci représente est au minimum 120 kilomètres de parkingnouveau à trouver. Ce sont aussi autant de besoins de déplacements nouveaux,qui nous forceront à travailler sur la réduction drastique dunombre de déplacements et à l’utilisation plus massive destransports en commun.
Dans ce contexte, Je veux:

• La gratuité des transports en commun. Ce que la STIB sait faire un jour pour promouvoir le nouveau réseau Métro,elle devra pouvoir le faire toute l’année durant.

• Je veux l’extension du Métro, parce que le développementurbain que l’on connaît nécessite de mieux desservir lespôles nord et sud de la capitale.

• Je veux encore une fiscalité automobile qui favorisel’utilisation intelligente de la voiture, qui tienne compte dela composition familiale, du degré de pollution de lavoiture, des heures auxquelles on roule. Une fiscalité intelligente de la voiture, et non un péageurbain qui isolerait Bruxelles de sa périphérie enl’enfermant un peu plus encore dans le carcan de ses 19communes.

Chers amis,

Le projet que nous développons est un projet ambitieux. Un projet à la hauteur de ce que nous voulons pour notre Région bruxelloise. Une région bruxelloise ambitieuse, qui poursuive, au bénéfice premier de ses habitants, son développement de ville. De capitale. Car nous devons être fiers de notre Ville, fiers de notre Région,fiers des institutions qu’elle héberge, fiers de son histoire, fiers de son développement, fiers de ce qu’elle doit devenir. A savoir, l’une des villes-phares d’Europe, l’une de celles que l’onprend en exemple pour la qualité de ce qu’elle est. A savoir la plus humaine des grandes villes d’Europe, et la plus durable descapitales du monde.

Chers amis,

Il nous reste six semaines avant le 7 juin. Les sondages nous donnent partout en progression. A Bruxelles, comme en Wallonie. Ne nous focalisons pas sur ce que font les autres. L’important n’est pas là. Prenons exemple sur le duel qui oppose le Standard de Liège au Sporting d’Anderlecht. Concentrons nous sur chaque jour qui passe, appliquons nous avec force, avec enthousiasme à porter les valeurs qui ont toujours été celles que défend le CDH depuis sa création. En équipe, en s’appuyant sur un socle commun de valeurs humanistes. Sans faux pas, Anderlecht gagnera le championnat.
Avec cette même abnégation, nous gagnerons les élections. J’en suis persuadé. Chers amisNous avons gagné les élections régionales de 2004. Nous avons sensiblement progressé lors des communales de 2006.En 2007, pour la première fois, les élections fédérales ont envoyé DEUX députés CDH bruxellois à la Chambre des Représentants.Par trois fois, nous avons gagné les élections. Nous gagnerons ces nouvelles élections régionales. C’est la promesse que je vous fais.C’est la promesse que je nous fais.

Excellente campagne.

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